Sanctions: privilégiant ses propres intérêts à Kaboul, Washington exempte le port iranien de Chabahar

Kaboul, 14 mai, IRNA-La sous-secrétaire d'État adjointe chargée de l'Asie du Sud et du centre, Alice Wells, qui a récemment effectué une visite à Kaboul pour rencontrer les autorités afghanes, a annoncé que le port iranien de Chabahar est exempté des sanctions imposées par Washington contre l’Iran.

La sous-secrétaire d'État adjointe chargée de l'Asie du Sud et du centre, Alice Wells, en visite depuis dimanche 12 mai à Kaboul, a annoncé discrètement aux autorités afghanes l’une des exemptions les plus significatives au volet de sanctions imposées à l’Iran et à ses partenaires économiques : Washington ne visera pas le port stratégique iranien de Chabahar, un hub maritime régional en développement dans le sud de l’Afghanistan entouré des montagnes.

Ayant de nombreux intérêts en Afghanistan et après 18 ans de guerre – la plus longue de l'Histoire des Etats-Unis, l’administration Trump qui s’enfonce à son tour dans le bourbier afghan, décide pourtant de prolonger son bail en Afghanistan. Contrairement à ce qu’il avait promis durant sa campagne, Donald Trump a annoncé, dans un virage à 180 degrés, qu'il excluait tout retrait des troupes américaines du pays.

Pour sévères et dures qu’aient été annoncées les sanctions réimposées par les USA envers l’Iran, le ton est descendu de plusieurs degrés, sans surprise, dès que le sujet du porte de Chabahar, construit par l’Inde au Sud-Est de la République Islamique, a été évoqué, car les intérêts américains en Afghanistan passent par l’Iran.

En fait, cette exemption a été adoptée sur la base du principe d'interdépendance de Washington.

L’Afghanistan est un pays sans littoral qui jouit du meilleur accès aux eaux libres traversant l’Iran et le Pakistan.

En raison des tensions entre l’Afghanistan et le Pakistan, l’Afghanistan est la voie d’accès la plus sûre aux eaux libres traversant l’Iran, et Washington est parfaitement au courant de ce problème.

Pour l’Afghanistan est le moyen le plus sûr d’accéder aux eaux libres passe par l’Iran, et Washington le sait très bien.



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