Accord nucléaire: Zarif exhorte l’UE à remplir ses engagements

Téhéran, 10 mai, IRNA- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Jawad Zarif, a exhorté dans un message sur Twitter, l’Union européenne à remplir ses engagements au lieu de demander à l’Iran de respecter unilatéralement un accord multilatéral.

« La déclaration de l'UE émise aujourd’hui (jeudi) est la raison pour laquelle, le JCPOA (Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien) est arrivée à cette fin. Les États-Unis intimident l’Europe et le reste du monde depuis un an et l’UE ne peut qu’exprimer son regret ».

Au lieu de demander à l'Iran de s'en tenir unilatéralement à un accord multilatéral, l'Union européenne doit remplir ses obligations, y compris la normalisation de ses relations économiques, a insisté Zarif.

L'Union européenne a annoncé jeudi 9 mai que ses membres soutenaient toujours un accord nucléaire avec l'Iran, mais qu'ils refusaient tout « ultimatum ».

Plutôt, Majid Takht Ravanchi, l’ambassadeur et le représentant permanent d’Iran, auprès des Nations unies, déclarant que les pressions de Washington exercées sur ses proches alliés engagés dans l’accord nucléaire, a empêché la mise en œuvre du Plan global d’action commun (JCPOA) qui devrait selon ses points assurer les intérêts économiques de l’Iran a souligné que si les Européens manquaient à leurs obligations dans les 60 à venir, cela montre qu'ils n'existe aucune volonté politique à cette fin et que Téhéran se réserve le droit de décider selon ses intérêts nationaux.

Mercredi, à l'occasion de l'anniversaire du retrait unilatéral et illégal des États-Unis du JCPOA, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que Téhéran arrêterait la mise en œuvre de deux obligations, au nom des articles 26 et 36 de l'Accord nucléaire, et cela pour un délai de 60 jours.

Téhéran reprendra les travaux sur l'enrichissement de l'uranium et la modernisation du réacteur à Arak, si les participants du JCPOA ne remplissent pas leurs obligations réciproques.

À cet égard, les autorités iraniennes, en particulier le président Hassan Rohani, ont souligné que le pays poursuivrait ses activités nucléaires à des fins civiles et continue à respecter ses obligations et tout en les réduisant partiellement en vertu de ces deux articles.

L'Agence iranienne de l'Energie atomique (OIEA) a déclaré jeudi par la voix de son porte-parole, que les mesures qu'elle avait adoptées en réponse au retrait de Washington ne violaient pas l'accord et visaient à rétablir l'équilibre entre ses droits et ses engagements en vertu des articles 26 et 36 du Plan global d'action commun, JCPOA.

Le président américain Donald Trump a annoncé en mai dernier que Washington se retirait de l'accord international nucléaire avec l'Iran réimposant toutes sortes des régimes de sanctions contre l'Iran.

Il a rétabli en novembre 2018, un embargo contre le secteur pétrolier iranien. Des restrictions successifs à des effets extrarégionaux qui touchaient également les clients et les pays qui faisaient du commerce avec l'Iran.

Réagissant au nouveau langage juridique de l'Iran, les pays européens impliqués dans l'accord international sur le nucléaire iranien , Allemagne, France et Royaume-Uni, ainsi que l'Union européenne ont, une fois de plus, affiché jeudi leur soutien politique au JCPOA tout en disant «Non» à l'Iran, qui leur a donné 60 jours pour assurer ses intérêts prévus dans l'accord, mais restés sans réponse, depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis de Trump, il y a un an, du document multilatéral.



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