La visite d'Assad à Téhéran, «porteur d'un message important»

Téhéran, 26 février, IRNA- Pour le célèbre analyste et écrivain du monde arabe Abdel Bari Atwan, spécialiste du Moyen-Orient, la visite officielle du Président syrien, Bachar Assad, à Téhéran et sa rencontre avec les hautes autorités iraniennes, témoigne de l'amélioration de la situation en Syrie sur plans politique et militaire face aux menaces américano-israéliennes et était porteur d'un message «important» à l'adresse de Washington et de Tel-Aviv.

Dans un article publié mardi 26 février, l'éditorialiste du journal en ligne Rai al-Youm, s'intéresse au déplacement du Président syrien, Bachar Assad, à Téhéran, venu présenter personnellement ses félicitations au Guide suprême l'Ayatollah Khamenei, à l'occasion du 40e anniversaire de la Révolution islamique.

Il s'agit d'une visite «sans précédent», a insisté M.Atawan avant d'énumérer ses raisons :

Premièrement, Bachar Assad a effectué sa première visite en quittant Damas pour atteindre une autre capitale hors de son pays, depuis le début de la guerre en Syrie (2011). Il y a huit ans, le président Assad s'est seulement rendu en Russie. Ce qui témoigne de l’existence d’un degré de confiance et de mesures de sécurité préventives et de l’amélioration de la situation en Syrie sur tous les plans.

Deuxièmement, le choix de Téhéran comme première destination d'une visite officielle d'Assad représente la profondeur des liens stratégiques entre les deux pays et leur position partagée sur le front de la lutte contre le terrorisme et contre le projet américano-occidental dans la région.

Selon l'intéressé, ce déplacement adresse un message important à Washington et à Tel-Aviv, signifiant que «les forces iraniennes resteront en Syrie».

Troisièmement : la visite n’avait pas pour seul objectif de féliciter les autorités iraniennes, mais aussi de coordonner la manière de traiter les menaces israélo-américaines et de définir une stratégie commune pour y faire face.

Quatrièmement : la visite d'Assad à Téhéran était une réponse concrète à toutes les allégations des médias anti-syriens selon lesquelles il était assiégé dans son palais et ne pouvait le quitter sauf pour gagner Moscou.

S'attardant sur la rencontre du Président Assad avec son homologue iranien, Hassan Rohani, toujours «importante» à ses yeux, Atwan a ajouté le « face-à-face» était l'occasion pour les deux hommes de discuter dans une ambiance intime des résultats du récent sommet tripartite Iran-Russe-Turquie à Sotchi, pour la paix en Syrie et des évolutions syriennes dont notamment la question de «la zone de sécurité» dans le nord syrien et le sort d'Idlib, une pomme de discorde entre Damas et Ankara et les trois parrains du processus d'Astana.

Un autre point frappant dans cette visite était, selon Atwan, le vol d'Assad à destination de Téhéran, au moment où le ciel syrien est rempli de chasseurs américains et occidentaux et de satellites espions qui surveillent les moindres mouvements et son retour à Damas en bonne santé qui reflètent la rapidité du processus du redressement de la Syrie sur plans politique et militaire.

«Un premier voyage, prélude à bien d'autres vers des capitales arabes et internationales, et cela dans un proche avenir», a prévu l'analyste arabe qui a hâte de voir si Damas participera au future sommet de la Ligue arabe à Tunis ou pas?

Il le dit pourtant «peu probable», car Assad s'attend à ce que les leaders arabes viennent le rencontrer à Damas.





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