ATR tente d'obtenir une dérogation américaine en Iran

Téhéran, 27 juin, IRNA- L'avionneur régional ATR tente d'obtenir une dérogation des Américains afin de pouvoir poursuivre son activité en Iran, a déclaré son chef Christian Scherer selon un article publié par Le Figaro.

«En 2018, notre objectif de livraisons pourrait être impacté compte tenu du contexte iranien, a déclaré le président exécutif dans un entretien publié lundi sur LaTribune.fr, selon un article publié par Le Figaro le 25/06/2018.

«Sur les 80 avions que nous pensions livrer en 2018, il y en avait 12 pour l'Iran. C'est Beaucoup.»

«Les Iraniens souhaitent prendre livraison de leurs avions mais ATR doit renoncer à livrer l'ensemble des avions commandés par l'Iran en raison du rétablissement des sanctions américaines, et tentera de recaser 12 appareils s'il n'obtient pas de dérogation», a-t-il dit.

Deux appareils sont déjà terminés, six sont en cours d'assemblage et les tronçons des quatre derniers ont été lancés et «customisés» pour l'Iran, selon Christian Scherer.

En conséquence, «ces appareils seront plus difficiles à recaser», a-t-il poursuivi. «Nous y travaillons d'arrache-pied mais nous n'avons pas de pistes fermes encore.» Pour livrer malgré tout à l'Iran, ATR tente d'obtenir une dérogation des Américains, mais Christian Scherer s'est dit «pas entièrement confiant» à ce sujet.

«Les Américains ont promis une période de trois mois (de mai à août) pour permettre aux entreprises de livrer les matériels qui étaient en production lors de l'annonce de Donald Trump sur les sanctions contre l'Iran. Ce n'est à ce stade qu'une déclaration d'intention», a-t-il dit en relevant que «pour l'industrie aéronautique, cette période de trois mois est ridiculement courte.»

ATR entend du coup s'appuyer sur l'aide offerte par la France, a indiqué Christian Scherer. «Nous souhaitons utiliser l'aide de l'Etat français pour négocier au mieux l'obtention des licences durant cette période de trois mois pour pouvoir livrer les appareils fabriqués ou en cours de fabrication pour amortir ce choc, qui de toute façon nous fera très mal.»

Il espère aussi poursuivre son activité en Iran avec «une nouvelle licence pour pouvoir soutenir notre client. Nous souhaitons jouer notre rôle de prestataire d'après-vente», a affirmé Christian Scherer.

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