Cod: 82468297 (5890738) | Date: 18/03/2017 | à: 11:46|
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Jack Straw: La Grande-Bretagne défend PAGC contre l’hostilité de Trump

Londres, le 18 mars, IRNA - Jack Straw, ancien secrétaire d'État britannique, affirme que le gouvernement britannique devrait représenter plus solidement et défendre la mise en œuvre du plan d’action global commun (PAGC) aux États-Unis.

Dans une interview avec l’IRNA à Londres, concernant une question sur les relations futures entre la Grande-Bretagne et l'Iran et les obstacles sur le chemin, Straw a dit: «Je pense que les relations entre les deux gouvernements sont fondamentalement bonnes et une indication de cela est que le la représentation diplomatique est passé du niveau de chargé d'affaires à ambassadeur. Après M. Habibollahzadeh, votre gouvernement a envoyé un ambassadeur très compétent et expérimenté et nous avons de notre coté Nicolas Hopton, également un très bon ambassadeur à Téhéran ».

« Bien sûr, compte tenu de l'histoire entre les deux pays et en particulier les problèmes après l’invasion de notre ambassade en Novembre 2011 Téhéran, il faut du temps pour reconstruire une relation, mais j'espère que nous sommes sur la bonne voie ».

« Il y a un problème spécifique concernant les restrictions actuelles sur le nombre de visas qui sont délivrés réciproquement à Téhéran et ici à Londres et un certain nombre d'entre nous qui sommes partisans de meilleures relations entre la Grande-Bretagne et l'Iran font de leur mieux pour encourager le gouvernement à augmenter le nombre de visas délivrés chaque semaine ».

«L'autre grande question est l'attitude envers le «PGAC ». Comme vous le savez, le gouvernement conservateur britannique sous David Cameron avait signé cet accord, tant M. William Hague que Philip Hammond ont été très activement impliqués dans les négociations. Je suis très heureuse que la nouvelle première ministre Theresa May ait confirmé son soutien au PGAC et que, selon tous les témoignages, elle ait clairement exprimé son appui au PGAC vis-à-vis du gouvernement américain ».

Voici quelques extraits de l'interview de Jack Straw:

Q. Theresa May accuse l'Iran d'avoir une influence dans la région se rapprochant du discours de la Maison Blanche, américaine, partagez-vous ce point de vue et comment voyez-vous le rôle de l'Iran dans la région?

R. C'est un fait indéniable que l'Iran cherche historiquement et aujourd'hui à travailler en étroite collaboration avec la communauté chiite à travers le Moyen-Orient. Donc il n'est pas surprenant pour moi qu'il y ait toujours eu cette relation étroite avec la communauté chiite au Liban que l’Iran apporte un soutien actif au Hezbollah, aux communautés chiites en Syrie et en Irak et à Bahreïn qui, à une étape faisait partie de la Perse, et ailleurs dans le golfe Persique. En effet, au 17ème siècle, la marine britannique à assurer la sécurité pour la Perse dans la région.

Il ne devrait donc être surprenant pour quiconque que l'Iran a cet intérêt tout comme d'autres ont un intérêt tout aussi inverse. Comme les Saoudiens ont et ont toujours eu un très fort intérêt pour influencer la politique dans la région, spécialement avec les voisins sunnites. Et les soi-disant puissances mondiales, partout au Moyen-Orient, les Britanniques, les Français, les Turcs et maintenant les Etats-Unis tentent également d’influencer l’échiquier régional.

Mais si vous me demandez si je considère comme certains «Américains» que l'Iran est le plus grand État parrain du terrorisme, je ne reconnais pas cette description.

Q. Pensez-vous que la Grande-Bretagne et l'Iran pourraient coopérer pour résoudre les crises régionales?

R. Je l'espère; C'est la réponse. Il n'est dans l'intérêt de personne d'avoir une telle polarisation dans la région. Je ne suis pas naïf mais il y a eu des périodes où il y a eu une bonne coopération entre l'Arabie saoudite et l'Iran et je sais que votre président a récemment visité le Koweït et qu'il a toujours eu de bonnes relations avec Oman.

Je voudrais voir un dialogue plus approfondi avec le gouvernement iranien. Malheureusement, en ce moment, le gouvernement britannique a un énorme problème qui domine tout qui est le Brexit. Mais, à mon avis, cela ne nous empêchera néanmoins pas de coopérer activement.
Q. Parlez-nous de Donald Trump. Pensez-vous qu’il pourrait influer sur les relations entre les Britanniques et les Iraniens?

R. Il y a des pressions dans cette direction et c'est parfaitement public, d'après ce que M. Trump a dit au sujet de l'Iran et du fait qu'il est beaucoup plus proche du premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu que le fut Barak Obama. Barak Obama et Benjamin Netanyahu étaient opposés l'un à l'autre et n'ont jamais eu aucune relation personnelle.

Il y aura donc des pressions de la part des États-Unis pour encourager le gouvernement britannique à soutenir leur politique sur l'Iran. La grande question pour le moment est de connaître la politique américaine sur l'Iran? Nous connaissons la rhétorique actuelle et nous savons quelle a été la réaction concernant le récent test de missile, mais la direction précise qu’ils veulent adopter n’est pas tout à fait claire.
Il semble que l'administration américaine accepte l'existence de la PGAC et ne cherche pas à s'en retirer ou à la compromettre, mais cherchera à agir comme si elle était de l'autre côté de ce plan en décourageant par exemple les arrangements bancaires pour soutenir le Commerce.

J'ai remarqué qu'il y avait eu de nouveaux contrats commerciaux signés avec l'Iran, mais dans chaque cas, les commentaires du rapport d'information affirment que cela est assujetti à des facilités bancaires.

C'est donc un gros problème spécialement pour la Chambre de commerce irano-britannique et les entreprises en Grande-Bretagne qui essaient de faire des transactions licites avec l'Iran.

J'espère que le gouvernement britannique fera de solides efforts aux États-Unis puisque nous avons des relations diplomatiques avec l'Iran et que nous voulons améliorer les relations commerciales.

Il n'est pas acceptable pour les États-Unis d'empêcher la mise en œuvre du PGAC en empruntant une porte dérobée.

Q. Quelles sont vos perspectives pour la mise en œuvre de PGAC avec un président américain hostile?

R. Je ne sais pas comment l'administration américaine réagira en détail, en fait personne ne le sait.

Comme vous le savez aux États-Unis quand ils changent de président, les fonctionnaires à plusieurs niveaux changent également. Le Département d'État a donc un problème majeur à l'heure actuelle, car il n'a pas de personnel. Ce n'est pas le cas ici où, le personnel des ministères reste le même quand nous changeons de gouvernement. C’est légèrement différent en Iran parce que vous effectuez des changements au niveau supérieur pour refléter les différentes personnalités du président, mais les ambassadeurs restent en poste, mais ce n'est pas comme ça aux États-Unis.

L'autre question est de savoir comment l'Iran va réagir. Donc, si l'Iran teste plus de missiles ou est impliqué dans des actions quelque part dans le golfe Persique, que les Israéliens, les États-Unis et les Saoudiens considèrent ces actions comme hostiles alors cela mènera à des demandes au Congrès pour la mise en place d’une sorte de représailles et le renforcement des sanctions.

D'autre part, s'il y a une approche plus souple par le gouvernement iranien, cela réduirait de fait l'occasion pour Benjamin Netanyahu et l'aile droite des républicains de saisir n'importe quelle excuse. Je suis sûr que le président Rohani et le docteur Zarif sont très conscients de cela, tout comme le Guide suprême.

Q. Quelle devrait être la réaction de l'Iran aux hostilités de Trump?

R. L'Iran continuera à défendre ses intérêts, mais si vous voulez mon avis, il faut faire preuve de prudence dans les réactions et faire attention à ne pas commettre d'erreurs.

Si vous prenez l'assaut contre l'ambassade d'Arabie saoudite, c'est une affaire publique, le président Rohani et le docteur Zarif ont été très bouleversés parce que cela va à l’encontre de la Convention de Vienne et met l'Iran sur la défensive comme quand l'ambassade britannique a été envahie en novembre 2011.

C'était une excellente nouvelle pour les ennemis de l'Iran et de mauvaises nouvelles pour les amis de l'Iran, des gens comme moi.

Q. Trump a ajouté l'Iran dans la liste de six pays interdits d'entrer aux Etats-Unis, alors que l'Iran n'a pas commis d'actes de terrorisme aux États-Unis. Quelle est votre opinion à ce propos?

R. C'est une politique sans justification pour moi. Je ne peux pas la justifier. Je pense que c'était une politique terrible et vous avez raison de dire qu'il n'y a pas eu d'Iraniens impliqués dans le terrorisme djihadiste en Amérique ou ici. Je pense aux incidents terroristes en Grande Bretagne, ce sont principalement des gens d'héritage pakistanais et la majorité des kamikazes du 11 septembre étaient des Saoudiens.

Q. Pensez-vous que Donald Trump serait en mesure de compromettre l'Iran de toute façon? Si oui, dans quels domaines?

R. Ce que j'aimerais voir, c'est un engagement constructif avec l'Iran, comme ce fut le cas avec le Président Obama. Si Hilary Clinton avait remporté les élections, il y aurait eu une approche cohérente et l'établissement de relations diplomatiques avec les États-Unis.
Mais cela ne se produira pas pour le moment.

Ce qui se passe maintenant est autant dans les mains du gouvernement iranien et du Leader suprême que dans les mains des républicains et de Donald Trump.

Si des erreurs sont commises du côté iranien ou des erreurs de calcul qui nourrissent la rhétorique anti-iranienne à Washington et à Tel-Aviv et à Riyad, cela rendrait les relations plus difficiles.

D'autre part, si avec le temps il y a une approche plus sensible, cela facilitera les choses.

Bien sûr, je suis conscient qu'il y a beaucoup de gens en Iran qui se sentent très en colère contre le rôle des États-Unis, mais une décision stratégique doit être prise par le gouvernement iranien sur la façon de gérer la nouvelle administration américaine; Parce que les gens qui en bénéficieront seront les adversaires de l'Iran et les gens qui veulent aider l'Iran seront les personnes qui souffriront.

Q. L'Europe se tiendra-t-elle face à la politique hostile américaine vis-à-vis de l’Iran?

R. Je pense que les principaux pays d'Europe poursuivront leur propre politique vis-à-vis de l'Iran. Les principaux partenaires commerciaux de l'Iran en Europe étaient l'Italie, l'Allemagne et la France; Ils font tous les efforts pour rétablir les liens commerciaux et d'investissement et ils sont dans une meilleure position pour le faire que le Royaume-Uni pour deux raisons. L'une est qu'il n'y a pas de problème de visa dans les deux sens et le second est que les transactions sont libellées en euros.

Donc, pour une entreprise britannique vendant des biens à l'Iran, elle doit être extrêmement prudente de ne pas impliquer de banques qui effectuent leurs transactions en dollars Cela s'applique également à un grand nombre de grandes banques européennes, il y a quelques petites banques européennes qui n'ont pas de comptes en dollars de toute façon, leurs facilitant donc la voie.

Le reste des pays européens poursuivront aussi leur propre politique.

Q. Pensez-vous qu'ils peuvent survivre?

R. Ils ont suivi la politique étrangère des États-Unis lorsque Obama était là, parce qu'ils ont travaillé avec lui, je n'ai vu aucune preuve concernant la politique de Donald Trump au regard de l'Iran.

Q. Est-ce que vous avez un rôle de consultant pour le le gouvernement britannique concernant l’Iran?

R. Je leur parle de façon informelle. Je suis plus impliqué en Turquie. Je suis le coprésident du Forum turco-britannique qui est un organe bilatéral et je voudrais également voir un forum irano-britannique, mais je pense que cela prendra du temps.

Q. Avez-vous déjà fait l'objet de consultations pendant les négociations nucléaires?

R. Il n'y a pas eu de consultation officielle, mais bien sûr, je reste en contact avec ce qui se passe.

Q. Comment prévoyez-vous la mise en œuvre du PGAC?

R. Les perspectives sont incertaines à cause de l'élection du président Trump. Il a une politique qui est hostile envers l'Iran, mais il n'est pas un expert en politique étrangère.

Je ne sais pas s'il pense que tous les musulmans sont les mêmes, mais il pourrait le faire. Je pense que sa compréhension des relations internationales et de l'histoire internationale est plutôt limitée. Cela signifie qu'il y a une grande incertitude. Je pense que les autres signataires de la PGAC, à savoir la Russie, la Chine, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, souhaitent son application. Il y a beaucoup de frustration au sein des entreprises britanniques et dans certaines parties du gouvernement au sujet du problème bancaire. Mais la difficulté pour certaines de nos grandes banques est qu'elles se voient imposer des sanctions aux États-Unis pour avoir violé des sanctions avec l'Iran dans le passé et qu'elles ont dû payer des centaines de millions de dollars et qu'elles ne veulent tout simplement plus s'impliquer.

Le cas le plus évident est HSBC qui a des liens historiques naturels avec l'Iran mais qui ne s’implique plus pensant qu'il est trop dangereux de travailler dans ces conditions.

Il s'agit donc de trouver d'autres moyens pour soutenir les transactions financières.

Q. De qui s'agit-il?

R. Personnellement, je crois que c'est une partie du rôle du gouvernement britannique. Jusqu'au référendum l'année dernière, beaucoup de progrès ont été réalisés à ce sujet, mais le gouvernement britannique n'était pas dominé par le Brexit et nous avions aussi une administration aux États-Unis qui voulait également mettre en œuvre le PGAC.

Q. Est-ce que cela ne compromet pas la position du Royaume-Uni à l'égard de son engagement au PGAC?

R. Je pense que le gouvernement britannique parmi les autres gouvernements, à part les États-Unis, fait de son mieux pour mettre en œuvre le PGAC. Je pense que tout le monde est pleinement conscient qu'il a été dit que l'Iran mettait en œuvre sa part de l’accord, c'est ce que l'AIEA a dit et je n'ai lu aucune critique sur les actions iraniennes.

Il s'agit donc d'une situation difficile que nous n’avions pas anticipée. Avez-vous pensé que le président Trump gagnerait il y a un an?

Q. Comment prévoyez-vous la future relation entre l'Iran et la Grande-Bretagne après le Brexit?

R. Cela faciliterait la négociation parce que nous avons besoin de bons accords commerciaux bilatéraux avec les principaux pays dont l'Iran fait manifestement partie en raison de sa taille et de son importance.

Je ne pense pas que cela rendra les choses plus difficiles, au pire son effet serait neutre, mais il pourrait être un bon effet en termes d'accroissement de la pression sur le gouvernement britannique pour ouvrir un important domaine de liens commerciaux.

Q. Que pensez-vous de la capacité des relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l'Iran?

R. Il faut revenir là où nous étions il y a 7 ou 8 ans et, comme vous le savez peut-être, à la suite des sanctions qui ont été imposées de 2006 à 2013, notre commerce a chuté de façon spectaculaire plus l que ceux de l'Allemagne et de la France Et l'Italie.


Nous voulons donc le récupérer et parce qu'il s'agit d'un marché très important et qu'il s'agit d'un marché en pleine expansion et qu'il existe de nombreux liens naturels avec l'Iran, y compris un très grand nombre d'Iraniens vivant au Royaume-Uni, nous devrions être en mesure de reconstruire ce commerce rapidement.

Q. Ne pensez-vous pas que la Grande-Bretagne est laissée derrière le reste de l'Europe dans le commerce avec l'Iran?

R. Je ne pense pas que quiconque veuille être laissé derrière, tout le monde est conscient de ce danger. Notre économie est façonnée d'une manière différente de celle de l'Allemagne et la France parce qu’une plus grande part de notre économie repose sur les services, y compris les services financiers.

Donc, dans un ensemble, nous sommes plus vulnérables à ce que les Américains peuvent faire. C'est juste la réalité. Il est donc très important de donner des conseils aux entreprises sur la façon dont elles peuvent légitimement et légalement recevoir des paiements de l'Iran et vice versa sans violer l'OFAC à Washington.

Q. Alors que la Grande-Bretagne est prudente dans le commerce avec l'Iran, elle vend des armes à l'Arabie saoudite qui en retour les utilisent pour tuer des civils au Yémen, quelle est votre opinion à ce sujet?

R. C'est une politique du gouvernement britannique d'encourager le commerce et l'investissement avec l'Iran. Si vous allez sur le site du gouvernement britannique, c'est ce qu'ils disent.

Liam Fox, le ministre du Commerce international a fait des discours à ce sujet. C'est leur politique. Vendre des armes est quelque chose de différent. Historiquement, nous avons eu un gros commerce avec l'Arabie Saoudite et cela remonte à très longtemps.

Personnellement, je ne vois rien de mal à cela; Je pense que c'est différent de ce qui se passe au Yémen, où je ne suis pas d'accord avec le gouvernement britannique pour soutenir l'Arabie saoudite au Yémen, ce qui a causé beaucoup de souffrances et nous devons voir une solution politique et non militaire. Les seules victimes sont les très pauvres gens du Yémen.

Q. Que pensez-vous de l'annonce de Theresa May contre l'Iran à Bahreïn?

R. Elle est responsable de ses paroles. Theresa May est Premier ministre, elle fait ses propres déclarations, mais j'ai une opinion différente sur le rôle de l'Iran au Moyen-Orient.

Je sais que cela a eu un effet négatif en Iran. M. Cameron a également fait quelques déclarations après avoir rencontré le président Rohani, ce qui n'a pas aidé.

Ces déclarations jouent sur la politique intérieure en Iran et ceux en Iran qui veulent une meilleure relation avec l'Occident se trouvent affaiblis par de telles déclarations.

Q. Parlez-nous de vos souvenirs lors des négociations avec l'Iran?
R. Entre 2001 et 2003, je suis allé à Téhéran 5 fois et j'ai vu le Dr Rohani à deux reprises. La dernière fois c'était en octobre 2003, lorsque nous avons eu de grandes négociations au nord de Téhéran; il y avait Dominique de Villepin, Joschka Fischer et moi-même et c'était un moment très électrisant parce que le Dr Rohani a dit que nous devions aller voir le président et trois d'entre nous disant que nous n'avions rien à lui dire car nous n'avions pas obtenu d'accord.

Nous n'avions pas fait de menace, mais Dominique de Villepin disait que nos avions étaient à l'aéroport et prêts à partir. Nous pouvions toujours rentrer à la maison et Joschka Fischer et moi avons dit quelque chose de semblable et il y avait beaucoup d’appels téléphoniques, et au final nous avons réussi à obtenir un accord. Nous aurions pu accepter la question depuis 2005. Les États-Unis, sous le président Bush, ont modifié la politique des Etats-Unis, mais au moment où elle a changé sa politique, il y a eu un changement de gouvernement à Téhéran et les relations ont été rompues. C'était vraiment frustrant. Mais Condoleezza Rice s’est vraiment intéressée à la question de l'Iran et a changé sa politique et a finalement obtenu un accord du Président Bush. Donc, j'ai connu le président Rohani à cette époque et j'ai obtenu une haute estime pour lui.

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